moujik de l'ouest
rien que les noms ...
lumière slave ... cumin ...
les noms de deux petites pelotes de Dolce di Luce
lumière slave ... cumin ...
avec elles entre les mains
me sentir presque capable de faire ce petit
débardeur Rigatura
un modèle Lulu la guitare / Carole de Marne dont les créations depuis longtemps m'époustouflent ... Sabine en sait quelque chose qui, en tricoteuse terriiiiblement talentueuse, lit mes cris d'admiration chaque fois qu'elle nous montre un de ses ouvrages et qui ... mais chuuuut ... je n'en dis pas plus car il se pourrait bien que ...mais chuuut ...
bref ...
Trouver l'apaisement à tricoter un brin
et un vrai délice,
encouragée par un petiot qui me dit : " Oh mais c'est trop joli ces couleurs ! comment tu fais pour tricoter avec ces deux couleurs ? C'est un pull pour qui ? Oh et il est tout doux, mais tu l'auras fini quand ? Bientôt ?"
Puis dans un lin épais et noir, coupée une culotte de moujik, taillée sur la base des sarouels précédents, mais avec une fourche plus haute et des jambes plus larges, "chevillées" d'un coton cumin dans lequel un élastique appuie l'effet bouffant. Trois petits boutons anciens, chinés par ma petite soeur, terminent la culotte dont j'aime la simplicité, l'effet et dont le Pralin aime le confort...
doux hiver où ...
je poursuis
encore et toujours
un peu de poudre d'avant
un peu de graine d'ailleurs
une silhouette que vous connaissez bien
pour le Pralin d'hiver
mais dont je ne me lasse pas
tellement c'est lui
non je pouvais pas m'empêcher de lui en coudre un
encore
tellement c'est lui ...
un chaperon long (modèle du 296, comme ici, mais taillé en 120) en drap de laine vert de gris (coupons St Pierre, Paris) , doublure en laine noire (Toto), douce et chaude ( qui me fait penser aux tissus des manteaux que portait... mon arrière-grand-mère, vous voyez ? ), et gros boutons de bois
un col simplissime en mohair (qualité Puddel de chez Drops), 2 fils écru et beige clair tricotés ensemble
et pour renouer avec une bonne vieille coutume d'ici,
un brin de ciné muet ...
fin janvier au Botanique
un rayon qui perce la grisaille
un clin d'oeil à ma Roumaine de soeur
un chaperon qui me transporte
comme promis
du coté de chez Ronnis ...
faire appel aux fées
pour illuminer les nuits et les jours de
mon neveu d' Aliocha
petit prince des steppes ...
il y a eu le doudou renard de la fée Bouilles de coton
il y a maintenant l'assiette des premiers plaisirs gustatifs de
la fée Blabla
forcément ...
la fée Blabla ...
qui d'autre aurait su, avec autant de finesse et de tendresse
animer
la toute première porcelaine de ce petit bonhomme
que sa maman trimballe
sous notre yourte à spectacles ...?
Merci Anne ...
j'ai vu, dans les yeux de ma soeur
des petits trucs briller,
le soir de Noël
à la découverte de ton oeuvre ...
(au milieu de la porcelaine, et parce que ce sont aussi les couleurs de la Mongolie qui m'ont inspirée, une petite tenue que j'ai cousue il y a quelque temps déjà ...un petit ensemble C'est dimanche qu'Aliocha a porté, porté, porté !)
attrape-promesses
attraper ce premier jour
comme une promesse
promesse à mille voeux
non non
promesse à quelques voeux seulement
ce sera déjà bien
quelques petits voeux bien résistants et indispensables
portant en eux
toutes ces petites choses
qui feraient naître
une nouvelle lumière
une chaleur
solide
et dansante
poser là cette photographie
Willy Ronis, bien sûr
et
la dégaine de ces mômes aux capuchons
leur marche vers
...
aimer suivre celle de mes mômes à moi
leur marche, à eux, vers
sans oublier la mienne
de marche vers
une lumière
ou mille loupiotes
peu importe
réussir tout ça
sans craindre d'oser
se reposer soi
prendre le temps de
prendre l'air
...
dessiner d'autres dégaines
crayonner
la matin, le soir, la nuit
qu'importe
rêver les étoffes, les teintes et les teintures
les coupes, les idées simples
en embellir la vie
en habiller la scène
encore et encore
...
à tous, à toutes,
je souhaite la plus jolie, la plus sereine, la plus enivrante des années à venir !
Longtemps de silence
pour mille et mille raisons
mais je ne vais pas ici parloter, parlementer, m'étaler
gribouiller, clavillonner,
non non non
je vais
juste poser là
quelques images
du Pralin de ce décembre ...
pantalon* inspiration 1930 (patron maison) : laine (Paris), doux et fluide, à pinces, pli devant, droit, à poches, et court sur le soulier, à larges revers cousus ...
liquette* (patron maison) en voile de coton (France Duval-Stalla) et boutons anciens dépareillés blanc-crème-ivoire
Gavroche Immense en lin naturel
oui ...hum ...
la série est bien maigre après une aussi longue absence, me direz-vous,
et pourtant,
et pourtant, je ne chôme pas, je vous le promets !
allez, oserais-je dire ... que je reviens vite ?!
* créations protégées par Copyright
mon premier poème ...

12 ans aujourd'hui
et pour l'occaze
en Meriem noir et blanc
se faire un film muet
celui-là qu'on attendait tant ...
sortir de cette soirée à deux
rien qu'à nous
mère et fils
large sourire aux lèvres
quelques mots ou si peu
parce qu'avec juste
l'envie
de danser
et se promettre d'un jour
chausser des claquettes !
(Meriem en coton superbe de chez Etoffes des héros)
parfum d'ailleurs
regarder vers l'est
où l'est allée ma petite soeur
... Roumanie
balader la yourte
où lire mes petits contes
... Mongolie
pays inconnus de moi
mais en aimer les images, les couleurs, les histoires, les couleurs, les excès, les visages ronds, les couleurs,
et, pour mon Pralin
m'en inspirer
en toute simplicité ...
pantalon pattes d'eph' du Boys and Girls n°144 en velour aubergine, coton et cachemire, d'une douceur infinie et d'une qualité incomparable de chez France Duval-Stalla
tunique encolure bâteau du Boys and Girls n°144, coton tissu Reine
pull en qualité Studio de chez laine Katia, complètement inspiré du modèle 33 de ce catalogue, mais fait à ma façon, c'est à dire ... pas parfait parfait dans les détails (aaahh misère de misère, aurais-je un jour le temps et surtout, surtout, le talent de me mettre à tricoter les ouvrages de la grande Luce qui me font trembler d'envie...oui oui, Sabine, j'ai bien son ouvrage des 4 saisons mais cela me semble si difficile encore, et je ne parle même pas de crocheter, hein Miss Katia l'inimitable ? je crois qu'un jour je vais m'inviter chez toi pour te voler mille heures d'ateliers crochetage !),bon ... pour le moment, contentons-nous de ce que l'on sait faire ...
je suis heureuse tout de même du petit effet produit de ce petiot de pull que j'ai fait toute seule... oui oui ...ce col, ce col surtout ... me rend folle !!!
allez je vous souhaite à toutes de belles belles petites vacances d'automne !
the blue boat ...
" Ottone était un enfant de la ville
mais de son petit appartement,
le visage à le fenêtre, toujours le nez au vent,
il rêvait d'océan, de vagues et de grands voyages.
Il s'inventait mille horizons, mille escales
et mettait ses rêves dans ... des bâteaux de papier.
Trésors pliés ou dépliés.
Bâteaux cartons, bâteaux plastiques.
De ses poches dépassaient toujours
des voiles gribouillées, des mâts pointus,
des coques colorées ..."
extrait de "Les bateaux de papier ",de Anne Kalicky et Vanessa Hié, aux éditions Gautier Languereau
mister Butterfly
" Viens avec moi, on va chercher un poème en pleine ville.
Il n'est pas facile à trouver, perdu dans la foule.
Un poème ne ressemble à rien, il change à chaque rue.
Un poème vient quand tu l'appelles et s'enfuit quand tu veux l'attacher.
Tu en vois un qui dessine ses couleurs sur le gris des murs ...
entre les maisons, un arbre vient de pousser en quelques secondes.
C'est sûrement un poème.
Tu en vois partout maintenant !
Attends-moi !
J'ai trouvé moi aussi ...
C'est toi mon poème !"
(extraitS de Viens, on va chercher un poème, de Catherine Leblanc et Olivier Thiébaud, éditions Sarbacane)
*
"Caresser sa présence au monde
Dans le mot vent ou dans le mot pluie "
René Pons



























































