Vestiaire du Pralin I ( Printemps-été 2013)
Un Pantalon bien large dans un coton double gaze Nani Iro (dit "Wonder world arc-en-ciel", chez Bulle de Gum)- un jeu savoureux que celui de couper, puis d'assembler les morceaux choisis de ce coupon, créant au vêtement, d'emblée, toute une histoire !
Il est basé sur la forme du "pantalon parachute" du Coudre c'est facile n°1, auquel j'ai ôté toutes les poches / rubans du modèle d'origine pour en ajouter deux grandes sur le devant. J'ai choisi de faire des coutures anglaises devant la belle fragilité de ce coton dont la douceur n'a d'égale que sa légèreté.
Un Pull godaillant boutonné au dos en "bomull-lin" bleu jean de chez Drops (Kalidou), modèle tout simple tricoté en toute liberté, avec des manches bien longues à retrousser, au buste large et dansant. Un fil agréable à tricoter (pour la si piètre tricoteuse que je suis) que ce mélange heureux de lin et de coton !
Un foulard en coton soyeux Free spirit, si merveilleux que l'on a juste envie d'en faire l'accessoire le plus simple et simplement quotidien pour le voir, encore et encore, le sentir, le laisser vivre et protéger le cou du Pralin des vents si frais de ce printemps.
Une Veste droite aux découpes arrondies devant et dos, col officier avec pointe de col pointu et cassé, dans un coton mélangé à l'aspect "lin chiné" d'un vert ... d'un vert ... qui m'a immédiatement foudroyée !
Je voulais une coupe très simple, avec juste ces petits arrondis, et un col ... un col que j'ai dessiné en 5 ou 6 exemplaires... je voulais du col marin mais pas que, je voulais du col crénelé mais pas que, du col pointu mais pas que, bref ... tous ces essais n'ont pas encore été concluants et étaient vraiment très "féminins" sur mon Pralin ... au bout du compte, et parce que rien ne venait (mais ça viendra!), je suis allée vers la facilité du col officier. La forme de la veste aussi n'est pas celle prévue au départ, qui était bien plus évasée, mais encore une fois, cela faisait trop "petite fille".
Une fois terminé ce petit patron maison (dont j'ai raboté la forme / dont j'ai modifié le col plat en col officier ...), je me suis dit que ... hum ... j'avais déjà vu ça quelque part ... et en fouillant sur les derniers articles des copines... hum oui je me suis rendue compte que cette veste ressemblait fort fort fort à la Black Pearl de Papillon et mandarine ... alors ... alors j'en profite pour rendre hommage à ce joli travail tout en bon goût et en charme fou : sans doute m'as-tu inspirée, Karine ... même malgré moi ... voilà le lot des vraies talentueuses !
Veste en coton mélangé vert printemps donc, trouvé chez Toto pour une bouchée de pain, doublée de vichy couleur de soleil (un reste de coupon trouvé il y a des années chez Eurodif), gros boutons de bois strié (Autour des Perles) et petite chenille de chez Manucrea.

Est-ce tout ce gris ? Que j'aime tant pourtant.
Est-ce tout ce froid qui a duré, qui dure ?
mais ...
J'ai une furieuse envie
de couleurs acidulées,
de formes souples,
de jaune,
de formes structurées,
de vert,
de teintes qui sautillent,
de formes qui sourient,
et cabriolent !
Linen, lilac and Virginia Woolf
Du temps trouvé pour soi
en infime parenthèse seulement
mais du temps du vrai
pour commencer de se construire un petit endroit
de douilletterie

Une envie de printemps, terrible,
et c'est une toile de lin pur
semant en bouquets le lilas
qui enveloppera l'édredon en plume de mes aïeux
l'édredon
qui me réchauffe, qui me douceur, qui me pelotonne
qui valedingue,
s'étale en toute évidence sur le linge (de) lie de vin
lin lavé lin brut s'embrassent, s'invitent, m'invitent
sieste fraîche au coeur de la ville

nuit tiède au coeur du silence
silence ponctué des petits bruits de
ceux qui vivent et dansent et chantent ...
la nuit ...
[Enveloppe d'édredon en lin "aux lilas" (Eurodif) fermée par trois gros boutons (de mes bocaux): modèle maison trèèèèèèès compliqué comme vous l'imaginez !]
"Elle se mit à gravir lentement les escaliers, la main sur la rampe, comme si elle venait de quitter une soirée où telle ou tel ami puis tel autre lui avait renvoyé sans écho l'offre de son visage, de sa voix, qu'elle avait refermé la porte et qu'elle était sortie pour se retrouver seule, devant la nuit redoutable, ou plutôt, pour être exacte, devant la lumière indifférente de ce prosaïque matin de juin; adoucie pour certains par la douce lumière des pétales de rose, elle le sentait, elle le savait, tandis qu'elle s'arrêtait un instant près de la fenêtre ouverte de l'escalier qui laissait pénétrer le bruit des stores qui claquaient, des chiens qui aboyaient; qui laissait, se disait-elle, se sentant soudain fanée, vieillie, la poitrine creuse, pénétrer la journée qui s'émiettait, qui s'éventait, qui fleurissait, dehors, par la fenêtre, s'échappant de son corps et de sa cervelle qui lui faisaient soudain défaut, puisque Lady Burton, dont les déjeuners avaient la réputation d'être extraordinairement amusants, ne l'avait pas invitée."
Mrs Dalloway, Virginia Woolf (traduction de Bernard Brugière)
My little Robin
Second volet des 5 ans
fêtés ce mercredi sous le soleil,
au creux de notre refuge familial
notre petite cave de Touraine, en Pays de Racan,
sa cheminée, la verdure tout autour ...
un espace parfait pour mon petit héros
Chaperon en jersey de chanvre chocolat (La cantate du chanvre) (modèle maison)
Tunique en lin kaki (Ma petite mercerie) basée sur la vareuse du Coudre c'est facile n°1
Legging vert bouteille en jersey mélangé (Mod'tissus Tours), modèle P du livre 72
Galerons de feutre vert (modèle maison) avec plumes de faisan caramel (Plumes)
Chaperon et tunique minuscules bricolés à partir de la cape Agathe et la tunique Jean des Petits habits de ma poupée, de Chloé Bagate, pour Lucien, le compagnon de chiffon ...
Arcs construits, par un tonton merveilleux, en lilas et noisetier ...

Comment imaginer que l'enfant des bois ne s'endorme le soir,
autrement que ravi et heureux,
la tête emplie d'aventures et de jeux ?
Ce fut, c'est vrai, une si belle journée !
5 ans...
ça tourbillonne
ça pirate
ça danse
ça croise le fer
ça valse
ça tire à l'arc
ça vous fait une vie aux milles teintes
ça vous prend des airs de grand
ça vous fait rire
et ça vous chavire
ça vous fâche
pis ça vous rend guimauve
ça vous entourbillonne
pis ça vous énerve
mais ça vous tendresse
mais ça vous renverse
Très très très bel anniversaire mon bonhomme !
une folie douce
que de s'octroyer une parenthèse

parenthèse poétique
inspirée par certaines ...

petites ...Poupées rousses

c'est un petit manteau printanier
littéralement absolument complètement
j'ai bien dit

littéralement absolument complètement
inspirée par les modèles
impossible de me défaire de la somptueuse idée de ce col au lyrisme affolant
Impossible !
Et quand, à l'idée, LE tissu, improbable et enchanteur, s'est un jour lié
sans crier gare
Et quand, à l'étoffe, ces gourmands boutons de bottines bleu, se sont offerts
que pouvais-je faire ?
Sinon crayonner, tracer, tenter la chose ...
Non ?

petit sac d'un bouquin japonais (non repertorié ?)
manteau fait maison (mais littéralement, absolument, complètement inspiré par les collections Blu Pony Vintage)
tissu mélangé - marron glacé / chocolat avec fil lurex, et coton à petites fleurs pour la doublure (Mod'tissus)
boutons de bottines vintage (ebay)
Grâce et talent
D'une femme dont la douceur n'a d'égale que sa générosité
D'une femme que j'ai la chance de connaître
- elle m'a appris à chanter, elle m'a appris que je chantais -
J'avais envie aujourd'hui de vous faire partager un morceau d'Elle, de son groupe, Pagan Poetry ... écoutez comme elle est belle, écoutez comme c'est beau ...
Pagan Poetry - Wonderworld
Enfin ...
partir de là bas
pour venir ici
vivre ailleurs
du Nord au Centre
si peu loin et pourtant
revenir
repartir
et
retrouver
ma ville
se retrouver dedans
chaque heure
goûter
le plaisir de
vivre mieux
tout simplement
C'est si important
d'aimer rentrer chez soi ...
si importants
les bruits des rues
que l'on aime depuis l'enfance ...
mon silence ici,
le signe
d'une vie
qui bruisse et virevolte
un silence que je romps aujourd'hui pour juste, juste, vous souhaiter à tous
une belle et douce et tendre année !
exquise lecture
où adolescente je n'accompagnais plus ma mère et mes frère et soeurs à la bibliothèque de la ville
où je trouvais sur ma table de chevet, le soir, des romans épais à l'exquise odeur de papier fin et bruni quand l'édition était ancienne mais pas tant
où je plongeais dedans mes yeux et ma tête et, j'en ai l'évidente et folle impression, mon corps tout entier
des livres qui sont autant de madeleines de Proust, dont je garde et retrouve ça et là, depuis, les parfums, les odeurs, les délires, les envolées, les désirs,
celui-là, dévoré à 15 ans, il y a longtemps que je voulais le relire.
atterrée et triste je suis de l'avoir, de nouveau, terminé, là, en quelques jours ... comme un abandon vivre la fermeture du bouquin
prendre conscience que les 500 pages du Bonheur des Dames, gravées en moi depuis 22 ans,doivent y être sacrément pour quelque chose dans ce rapport amoureux que j'ai conçu pour les matières ...

"C'était, au fond du hall, autour d'une des colonnettes de fonte qui soutenaient le vitrage, comme un ruissellement d'étoffe, une nappe bouillonnée tombant de haut et s'élargissant jusqu'au parquet. Des satins clairs et des soies tendres jaillissaient d'abord : les satins à la reine, les satins renaissance, aux tons nacrés d'eau de source ; les soies légères aux transparences de cristal, vert Nil, ciel indien, rose de mai, bleu Danube. Puis, venaient des tissus plus forts, les satins merveilleux, les soies duchesse, teintes chaudes, roulant à flots grossis. Et, en bas, ainsi que dans une vasque, dormaient les étoffes lourdes, les armures façonnées, les damas, les brocarts, les soies perlées et lamées, au milieu d'un lit profond de velours, tous les velours, noirs, blancs, de couleur, frappés à fond de soie ou de satin, creusant avec leurs taches mouvantes un lac immobile où semblaient danser des reflets de ciel et de paysage. Des femmes, pâles de désirs, se penchaient comme pour se voir. Toutes, en face de cette cataracte lâchée, restaient debout, avec la peur sourde d'être prises dans le débordement d'un pareil luxe et avec l'irrésistible envie de s'y jeter et de s'y perdre."
Emile Zola, Au bonheur des Dames, chapitre 4
Jivago de novembre à Chatelaillon plage
quand septembre et octobre s'acharnent à faire courir les mamans aux quatre coins de la ville
Sabine a lancé l'idée d'une couture pour novembre
une couture qui aurait pour rêve de tenir au chaud nos petits pour les mois d'hiver
une aventure à plusieurs s'est alors écrite
qui ce soir lève le rideau ...

Je voulais
un règne de fourrure
un grand col de fourrure
des poignets de fourrure ...
Je voulais
un habit de velours
un manteau de velours noir ...
Je voulais jouer
avec la brume d'antan
et l' obscurité profonde ...
Voici donc le petit "caban marin" des Irrésitibles à coudre
version Jivago
en
velours ras noir (Fabrics addict),
fausse fourrure grise Agnès B (Etoffes des héros), d'une douceur et d'une qualité inouïes, et coton Pôle position noir et blanc pour la doublure des poches et des pattes de boutonnage
boutons de métal vieilli ( Marché St Pierre)
accompagné d'une écharpe et d'une paire de mitaines en Dolce di Luce, coloris "brume d'antan" et "obscurité profonde"...

une petite aventure
suivie avec grand bonheur
et
promesse de nouvelles à venir
je le sens ...!
Viscose et viscosette II
Poursuivre donc
et tailler dans ce coupon-là, de ... viscose (Mod'tissus Tours)
la robe L du livre 195
J'en ai gardé les pinces du dos et du devant
J'y ai rajouté des petits mancherons virevoltants
J'en ai raccourci la longueur (qui sur le modèle se situe entre le genou et le mollet)
J'ai choisi de remplacer la fermeture éclair du dos par deux gros rubans à nouer
parce que je ne sais pas pourquoi, j'ai envie de rubans, de rubans, de rubans,
qui volent, qui jouent l'irrégularité, qui chahutent
parce que j'avais envie de cette ouverture au dos
qui se devine, discrète, discrète et pourtant ...
Et puis, pour habiller d'une petite chaleur tendre la robe,
J'ai tricoté une fleur (modèle d'Erika Knight, trouvé dans son si bel ouvrage "Tricot nature pour mon bébé), en qualité Beaugency (Phildar) coloris ambre ) qui s'accroche au petit bouton nacré vintage (cadeau chiné par ma petite soeur )comme une boutonnière !
Et, vous savez quoi ?
Cette petite robe me rend heureuse ...
c'est tout simple... !






















































